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Climat 2004 : Bâtiment et Ecohabitat
La vie quotidienne dans les bâtiments
résidentiels et tertiaires (chauffage,
consommation électrique,…) est à
l’origine de près de 25% des émissions
de gaz à effet de serre. La maîtrise
des consommations énergétiques de
ce secteur sera donc déterminante pour
atteindre les objectifs fixés par le protocole
de Kyoto – maintien au niveau national des
émissions en 2010 à leur niveau
de 1990 -, et, au delà, une division par
quatre à cinq des émissions à
l’horizon 2050.
La mobilisation et l’optimisation des investissements
publics et privés pour réduire la
consommation d’énergie dans les bâtiments
neufs et le parc existant permettra de réduire
la facture énergétique des ménages
et de limiter les émissions de gaz à
effet de serre, participant ainsi aux objectifs
sociaux, économiques et environnementaux
d’un véritable développement
durable.
La réglementation thermique des bâtiments
neufs en vigueur, déjà exigeante,
sera renforcée dès 2005 pour obtenir
une amélioration de la performance énergétique
des bâtiments de 15%, puis révisée
tous les cinq ans avec l’objectif d’une
amélioration de 40% en 2020 par rapport
aux exigences actuelles. La progressivité
de la démarche qui sera accompagnée
par une mobilisation des acteurs de la filière
bâtiment sur l’amélioration
des techniques, et des matériaux, doit
permettre d’atteindre cet objectif ambitieux
avec un coût maîtrisé. Une
attention particulière sera apportée
à la conception et aux équipements
permettant d’éviter ou de limiter
la consommation énergétique liée
à la climatisation.
Les rénovations les plus importantes des
bâtiments existants seront , pour la première
fois, soumis à une réglementation
thermique. Des seuils de performance énergétique
seront également introduits en cas de remplacement
de certains équipements, par exemple les
fenêtres. Des mesures incitatives permettront
de faciliter la réalisation des travaux
nécessaires :
- utilisation des certificats d'économie
d’énergie,
- crédit d’impôt mieux ciblé
et plus incitatif,
- possibilité ouverte aux collectivités
locales de réduire la taxe foncière
sur les propriétés bâties,
- aides de l’agence nationale pour l’amélioration
de l’habitat (ANRU) et de l’agence
de l’environnement et de la maîtrise
de l’énergie ciblées sur la
performance énergétique (ADEME).
Le secteur du logement locatif social participera
pleinement à l’objectif de développement
durable. Le chantier de relance de la production
de logements sociaux (de 80 000 logements en 2004
à 120 000 en 2009, soit 500 000 en cinq
ans) contribuera à offrir un parc répondant
mieux à ces nouvelles exigences, alors
que le programme national de rénovation
urbaine permettra le remplacement de 200 000 logements
de mauvaise qualité thermique.
Un diagnostic de performance énergétique
comportant une évaluation de la consommation
énergétique et des recommandations
pour des travaux d’amélioration sera
rendu obligatoire lors de toute vente ou mise
en location d’un bien immobilier. Une étiquette
énergie du bâtiment sera intégrée
à ce diagnostic. En développant
l’information des habitants et des propriétaires,
ces diagnostics seront un levier puissant de développement
des travaux d’économie d’énergie.
Un ambitieux programme de recherche dénommé
PREBAT sera mis en place, portant notamment sur
la modernisation durable des bâtiments existants
adaptée aux différentes typologies
rencontrées dans le parc immobilier et
sur l’objectif de bâtiments neufs
à énergie positive (produisant une
quantité d’énergie supérieure
ou égale à leur consommation).
Enfin des partenariats seront établis avec
les entreprises de bâtiment, les industriels
et les fournisseurs de matériaux pour améliorer
la performance des matériaux utilisés,
accompagner la formation des artisans et des salariés
du secteur et sensibiliser les habitants.
Mais la réalisation des objectifs du Plan
climat passe aussi par la mobilisation de l’ensemble
des citoyens qui sont tous utilisateurs de logements
et de bâtiments tertiaires et qui, par leur
comportement au quotidien, peuvent apporter une
contribution déterminante à la réduction
de la consommation énergétique et
par là même à la maîtrise
des émissions de gaz à effet de
serre : optimisation de la gestion du chauffage
(une diminution d’un degré de la
température intérieure se traduit
par une diminution de la consommation énergétique
de l’ordre de 7%), occultation nocturne
des baies vitrées pour limiter les déperditions,
choix d’appareils électroménagers
peu consommateurs en énergie, utilisation
pour l’éclairage de lampes à
basse consommation,… Ces actions contribuent
à la fois à la maîtrise de
la facture énergétique supportée
par le consommateur et à l’objectif
collectif de limitation des émissions de
gaz à effet de serre.
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